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Expo et coup de coeur

L’Asie est en fête au conservatoire de Reims

 Exposition de Peinture à voir

5 artistes asiatiques, de renommée internationale, ont posé leurs peintures à Reims.
Portraits, paysages, oeuvres figuratives ou abstraites,  chaque tableau vous retient et vous délivre son flot de couleurs et d’émotions.
Je ne suis pas trop aquarelle en général, mais ici, certaine pièce m’ont fait changer d’avis. Vraiment, je ne regrette pas le voyage fait en tête à tête avec la centaine d’oeuvres présentées au rez de chaussée du conservatoire de région.

Si vous avez un peu de temps, n’hésitez pas, cette expo de peinture, vaut le déplacement et l’équipe de « Reims aquarelle évènement » vous réservera un accueil très agréable.

L’exposition est visible jusqu’au 26 Septembre 2014, de 13h à 18h, du Lundi au Samedi.

affiche Couleur d'Asie

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Expo et coup de coeur Plasticienne à Reims

Ateliers d’Artistes à Reims (2014)

Pour la première fois, la plasticienne Lou participe, en son nom, avec son atelier à la nouvelle édition d’Ateliers d’Artistes. (programme atelier d’artiste 2015)

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Création et exposition

Organisée par la ville de Reims, cette manifestation permet à  tout le monde de pénétrer, une fois par ans, dans les antres de la création. Ce week end est ouvert à tous les artistes, amateur ou professionnel,  de l’agglomération rémoise,.

Comme d’habitude le programme est très alléchant et l’atelier de Lou est heureux de vous ouvrir ses portes durant 2 jours.

Tout au long du week end  vous pourrez découvrir :

  • Les traveaux d’élèves enfants
  • Des sculptures des élèves adultes
  • La première exposition des oeuvres de Lou, intitulée « l’âme fleur »
  • Une exposition de créations de l’association Artémie

Animation artistiques enfants et familles

Accès au programme détaillé des animations de l’atelier de Lou (mis à jour le 3 Avril 2014)

Le Samedi 14 Avril

Les élèves adultes proposeront, gratuitement, une initiation au modelage pour les enfants de 5 à 12 ans, entre 14h30 à 17h. (les enfants qui participeront à cette animation resteront sous la responsabilité de leurs parents qui devront être présents)

Le Dimanche 15 Avril

En collaboration avec Lou, des parents et leurs enfants, nous feront une démonstration artistique, en créant leur propre oeuvre d’art familiale.

Télécharger le programme atelier d’artiste 2014

Exposition personnelle de Lou

Voici en exclusivité 3 oeuvres qui seront présentées lors d’Atelier d’artistes 2014, n’hésitez pas à venir les voir de près et à découvrir leurs soeurs…

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Expo et coup de coeur Plasticienne à Reims

Série de portraits de Fida Kahlo (vers années 1940)

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En pensant à la mort (1943)
Huile sur toile H : 44,5 cm / L : 36,3 cm

Autoportrait au petit singe (1938)

Autoportrait au petit singe (1945)
Huile sur toile H : 56 cm / L : 41,5 cm

AutobiograVie

Frida Kahlo a fait des autoportraits une grande partie de son existence, elle y a peint sa réalité, sa souffrance, son environnement.

Dans cette série, peinte vers 1940, l’artiste se met en scène, avec des animaux, qu’elle affectionne particulièrement, au milieu de l’abondante végétation du Mexique.

Nature et descendance…

Toute sa vie, Frida sera entourée d’animaux. Elle les considère comme faisant partie intégrante de sa famille (à méditer). Elle a notamment vécu avec des singes, des perroquets, un faon, des chiens … et, on la voit souvent, sur des photos, en compagnie de ses nombreux amis à plumes ou à poils. Symboliquement, ses animaux seraient la représentation des enfants qu’elle na pu avoir.

Sur la majeure partie de ces portraits, Frida Kahlo pose le visage de trois-quarts, avec son buste coupé au niveau des épaules. On y retrouve ce regard, si caractéristique, distant et solennel. La nature foisonnante, qui sera omniprésente dans la vie de Frida, sert de décor à son visage impassible.

A la loupe

Dans 2 tableaux, on peut voir un petit singe araignée (qu’elle appela Fulang Shang), que l’on retrouvera sur de nombreuses toiles de l’artiste de cette période.
Son nom espagnol, « changuito », appartient à la langue argotique que Frida employait sans vergogne dans sa conversation et ses lettres. S’agit- il d’un « nahual », le double animal et totémique de Frida, selon les anciennes croyances aztèques ? Discrètement accroché à l’épaule du peintre comme un génie protecteur, le changuito braque en effet sur le spectateur le même regard noir et sévère (malicieux) que sa maîtresse.
De même, sur une autre oeuvre, on peut voir 2 chiens. Ces chiens Itzcuintli appartiennent à une race mexicaine très ancienne. Selon la légende, le dieu aztèque Xolotl l’aurait offert en cadeau à l’humanité pour la guider dans le monde de la Mort. Un symbole que Frida ne pouvait manquer d’apprécier ! (extrais des textes du musée l’Orangerie)

Au delà du contexte historique et autobiographique de cette œuvre,  elle m’a attirée. j’établis un lien avec. Cet autoportrait au petit singe me regarde vraiment !!! Frida me fixe, me scrute avec l’intensité de son regard.

Sur ce tableau, je remarque un grand souci du détail, qui se retrouve dans la coiffure, les vêtements, la peau, les lèvres. La végétation est riche et méticuleuse.
En approchant encore plus de la toile, je remarque qu’une myriade de petits grains apparaît sous la peinture. Ca m’émeut. Je pense fort à elle. Je l’imagine en train de peindre. Ca me fait rire en même temps. J’élabore des scénarios. Y avait-il du vent chargé de graines ou sable, alors qu’elle était le pinceau à la main ? A-t-elle mangé trop près de son tableau encore frais ? Et je trouve du coup que ces petites aspérités granuleuses rendent le portrait encore plus vivant. Ce qui aurait pu être un défaut, donne encore plus de vie à cette peinture.

Et pour finir …

Mais, au delà de son univers, ici esquissé, il reste tant d’interrogations.
Que signifie ce regard pénétrant ?
Et cette mèche de cheveux vert, comment s’interprète t-elle ?
Quid de ce cordon, autour du cou du singe, qui partage l’intimité de Frida ?

C’est aussi ça la magie de l’art. Un instant peut être perpétuel… (à suivre)

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Expo et coup de coeur Plasticienne à Reims

Frida Kahlo, itinéraire d’une enfant peu gâtée (1)

Une Femme d’exception !

 

  • Parler de Frida Kahlo, c’est parler, d’aventure, d’une épopée, du Mexique. C’est : « il était une fois la révolution » de Sergio Leone, mais, sans flingue, en jupe traditionnelle et avec de la dynamite picturale. André Breton dira d’elle : « son art est un ruban autour d’une bombe ».
  • Parler de Frida Kahlo, c’est aussi un télescopage entre l’Art et l’Histoire du 20ém siècle. C’est des rencontres avec Ford, Rockefeller, Trotsky, Picasso, le Montparnasse de la belle époque …
  • Parler de Frida Kahlo, c’est parler d’une Femme, d’amour et de déchirures, d’un couple légendaire avec Diego Rivera.
  • Parler de Frida Kahlo, c’est parler de maladie, de souffrance, de tragédie, mais c’est aussi parler de courage, d’espoir, d’humanisme, d’amour de la vie.
  • Parler de Frida Kahlo, c’est parler de sa gentillesse, de son intelligence vive, de sa vitalité exubérante, de sa spiritualité … mais c’est aussi parler de son langage argotique, de ses colères, de son impertinence !
  • Enfin, raconter Frida Kahlo, c’est prendre une palette des meilleures ingrédients de la littérature pour peindre sa destinée.

Biographie

L’œuvre de Frida Kahlo est intimement liée à son histoire et je vous propose ici une chronologie synthétique, qui vous aidera à mieux connaître la femme pour comprendre l’artiste

1907 : Naissance de Frida Kahlo au Mexique.

1910 : Révolution mexicaine.

1915 : à 8 ans, Frida est atteinte de la poliomyélite, qui lui laissera comme séquelles l’atrophie de sa jambe droite.

1922 : à 15 ans Frida entre à l’école de médecine.

1925 : En rentrant de l’école elle a un accident de bus tragique. Plusieurs passagers sont morts. Elle est vivante, mais grièvement blessée à la jambe, au pied, au bassin, au ventre et à la colonne vertébrale. Dès lors elle vivra un calvaire, avec une souffrance physique, omniprésente jusqu’à la fin de ses jours ; et, elle ne pourra pas avoir d’enfant. Elle commence à peindre alors qu’elle est alitée à son retour de l’hôpital, immobilisée dans un corset. Elle se peint, elle et son supplice.

1928 : Sortie de l’hôpital, Frida s’inscrit au parti communiste et rencontre le plus grand peintre mexicain : Diego Rivera. C’est le coup de foudre.

1929 : Mariage entre Frida (22 ans) et Diego (43 ans). Le couple s’installe dans un atelier à Mexico et Diego se révèle très vite volage.

1930 – 1931 : Diego part au USA (San Francisco, Détroit) pour répondre à des commandes de peintures murales. Frida l’accompagne. Elle provoque un scandale en demandant à Henry Ford, si il est juif, alors qu’elle sait pertinemment qu’il est antisémite.

1935 : Frida quitte Diego qui a une liaison avec sa sœur. Blessée, elle part pour New York. Elle revient, plusieurs mois plus tard, quand la liaison est terminée. Dés lors, en représailles, elle aura, elle aussi, des aventures, avec des hommes et des femmes.

1937 : Frida a une liaison brève, mais passionnée avec Trotski qui, en exil au Mexique, est hébergé chez elle, dans sa maison bleue.

1938 : Frida fait sa première exposition officielle à New York. C’est un succès ! Divorce de Frida & Diego.

1939 : Frida vient exposer en France. Le séjour se passe mal. Elle déteste les intellectuels et surréalistes parisiens et quitte la France avec de très mauvais souvenirs. « On me prenait pour une surréaliste. Ce n’est pas juste. Je n’ai jamais peint de rêves. Ce que j’ai représenté était ma réalité !

1940 : Les douleurs de Frida se décuplent et elle part se faire soigner aux USA. Remariage avec Diego. Frida est de plus en plus reconnue dans le monde artistique.

1946 : Elle obtient le prix nationale de la peinture du Mexique.

1950 : Frida subit 7 interventions chirurgicales de la colonne, entraînant une très longue et insupportable convalescence.

1953 : à 46 ans, elle fait sa première exposition à la galerie d’art contemporain de Mexico. A nouveau immobilisée, elle sera transportée dans son lit, pour assister au vernissage. Amputation de la jambe, avec une profonde dépression à la clé.

13 Juillet 1954 : Mort de Frida Kahlo. Les derniers mots écrit sur son journal seraient : « J’espère que la sortie sera joyeuse… et j’espère bien ne jamais revenir« . Et la phrase sur son dernier tableau : « viva la vida ! » (alors, mort naturelle ou suicide ? Le doute restera éternel)

A retenir

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Voilà on peut comprendre, maintenant, que ses tableaux ont été une forme de thérapie qui l’a aspirée pour mieux l’inspirer. On imagine aussi que le personnage se ressource, se réénergise auprès du monde animal et végétal.

On a aussi le versant combatif de cette femme d’exception. Elle qui devait déjà se battre contre son propre corps a réussi à trouver la vitalité pour aider les autres. Ainsi, elle militera toute sa vie pour les indiens du continent sud-américain, les droits de la femme, contre l’antisémitisme, contre la pauvreté, … et bien d’autres causes encore.

Au final, l’œuvre de Frida compte environ 250 œuvres, dont 70 autoportraits. Mais souvenons nous, que chaque coup de pinceaux a du être posé aux forceps et que chaque tableau a été accouché dans la douleur physique et morale.

Aujourd’hui Frida Kahlo est devenue une icône, plus en Occident et aux États Unis qu’au Mexique d’ailleurs. Et son œuvre est aussi connue que son histoire. Hollywood a gagné de l’argent en la faisant connaître et en marketant son histoire et, quelques figures actuelles (JP Gaultier, Madonna, …) ont contribué à faire de Frida cette femme légendaire. D’ailleurs mythe ou réalité, toujours est-il que Frida Kahlo a quand même eu une vie très singulière et que son œuvre est intéressante à étudier. (à suivre)